25 Novembre 2019

Conférence Space19+ à Séville, réunion au niveau ministériel du Conseil de l’ESA

Mercredi 27 et jeudi 28 novembre 2019, se tiendra à Séville en Espagne, la réunion au niveau ministériel du Conseil de l’ESA (Space19+). Celle-ci sera co-présidée par Frédérique Vidal, Ministre française de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation et Manuel Heitor, Ministre portugais de la Science, de la Technologie et de l’Enseignement supérieur. Pedro Duque, Ministre espagnol de la Science, de l’Innovation et des Universités, accueille l’événement.

L’ESA est une organisation intergouvernementale composée de 22 Etats membres dont la France est le premier contributeur. A Séville, l’Exécutif proposera aux Etats d’engager sur trois à cinq ans, 14,256 milliards d’euros de nouveaux programmes, dont 4,325 milliards pour les programmes obligatoires. Les principaux enjeux programmatiques portent sur la consolidation de la politique d’accès à l’espace, la définition des prochaines étapes de l’exploration et le maintien de la compétitivité industrielle dans les filières de satellites.

Concernant l’accès à l’espace, l’enveloppe de 2,662 milliards d’euros proposée doit notamment permettre d’améliorer la compétitivité d’Ariane 6, de Vega C et du P120C, de bâtir les briques technologiques du futur avec le moteur Prometheus et de financer la rénovation du Centre spatial guyanais (CSG). Les enjeux pour la France portent sur la fin de la vie d’Ariane 5, la réussite de la mise en exploitation d’Ariane 6, la préparation du futur et le soutien au CSG.

L’exploration se voit proposer une enveloppe de 1,980 milliards d’euros pour financer des activités liées à la station spatiale internationale, à la Lune et à Mars, dans un contexte international marqué par les annonces américaines d’un retour sur la Lune dès 2024. Les priorités françaises portent sur la mini station Gateway (module ESPRIT), Mars (ExoMars, orbiteur de la mission Mars Sample Return), les missions sur la Lune et la station (vols d’astronautes de longue durée).

Le maintien de la compétitivité industrielle se fera principalement au travers d’une part, des programmes d’observation de la Terre avec 2,394 milliards d’euros destinés à financer la future composante spatiale de Copernicus et les satellites d’observation du programme Future Earth Observation et d’autre part, du programme ARTES avec 1,740 milliards d’euros pour préparer l’avenir des télécommunications par satellites.

Les autres enjeux de la réunion ministérielle porteront sur la sûreté et la sécurité avec 600 millions d’euros, les évolutions de Galileo avec 120 millions d’euros, le soutien à la technologie avec le programme General Support Technology Program pour 300 millions d’euros et le développement d’expériences avec PRODEX, 180 millions d’euros. Enfin, l’Exécutif proposera une augmentation graduelle des ressources du programme obligatoire, comprenant le programme scientifique et les activités de base, pour atteindre 4,325 milliards d’euros sur cinq ans.

Concernant la préparation des positions françaises, elle s’est faite en étroite concertation entre le gouvernement, le CNES, l’industrie, ainsi que par de nombreux échanges avec l’Exécutif et les Etats membres de l’ESA. Le processus a débuté par la collecte et la priorisation des besoins, dès octobre 2018 et des premières évaluations ont été élaborées à partir de janvier 2019 à partir de la présentation par l’ESA des propositions de programmes. Au total, cela devrait permettre à la France de confirmer le rôle éminent qui est le sien sur la scène spatiale internationale.

CONTACTS
Pascale Bresson    Attachée de presse     Tél. 01 44 76 75 39     pascale.bresson@cnes.fr
Raphaël Sart    Attaché de presse     Tél. 01 44 76 74 51     raphael.sart@cnes.fr