15 Décembre 2009

Signature d'un accord sur Pharao entre le CNES et l'ESA

Le CNES et l’ESA ont signé aujourd’hui un accord de coopération relatif à l’Horloge Pharao (Projet d’Horloge à Refroidissement d’Atome en Orbite)
qui fera partie de Aces (Atomic Clock Ensemble in Space) sur l’ISS.


Aujourd’hui, l’Agence spatiale européenne (ESA) et l’Agence spatiale française (CNES) ont signé l’accord fixant le cadre et les modalités de leur coopération jusqu’à la fin de la mission spatiale. Outre la fourniture à l’ESA du modèle de vol de l’instrument Pharao, le CNES participera aux essais de l’ensemble Aces au niveau système, ainsi qu’à l’exploitation de la mission à travers le CADMOS (Centre d’Aide au Développement des Activités en Micropesanteur et des Opérations Spatiales) à Toulouse.

Depuis 1967, le temps vit au rythme des oscillations des atomes de césium, qui définissent son étalon, la seconde. La course à l’exactitude et à la stabilité des horloges se poursuit.

Pharao, horloge spatiale à atomes de césium refroidis par laser, proposée par le laboratoire Kastler-Brossel (Ecole Normale Supérieure/CNRS/Université Pierre et Marie Curie) et le laboratoire Syrte (Observatoire de Paris/CNRS/Université Pierre et Marie Curie/LNE), et développée par le CNES, est le coeur de l’ensemble Aces de l’ESA qui sera installé à l’extérieur du module européen Columbus de la Station Spatiale Internationale en 2013.

Asservie à une autre horloge, un maser à hydrogène suisse, Pharao fournira, en micropesanteur, une exactitude et une stabilité de fréquence inégalées. Grâce à un lien micro-onde et à un lien optique, la fréquence de Aces sera comparée à celles d’horloges atomiques situées au sol et réparties en différents points du globe. Un récepteur de navigation GPS/Galileo sera également installé à bord. La performance visée donne le vertige : au plus une seconde d’écart tous les 300 millions d’années.
Aces va ainsi contribuer aux échelles de temps et tester les bases de la théorie de la relativité générale jusqu’aux limites extrêmes. Les physiciens pensent en effet que la relativité générale pourrait bien ne pas être pas la théorie ultime des lois de la nature. De minuscules effets violant ses prédictions devraient être observables, en particulier une dérive avec le temps des constantes fondamentales des lois de la physique. Aces pourra par exemple rechercher si une telle dérive existe au niveau de 10-17 (16 zéros après la virgule…) par an.

Plusieurs temps forts ont marqué l’année 2009. Après la confirmation du projet Aces dans le cadre du programme Elips-3 (European Programme for Life and Physical Sciences, période 3) approuvé par le Conseil de l’ESA au niveau ministériel de novembre 2008 et l’approbation de la réalisation du modèle de vol de Pharao par le Conseil d’Administration du CNES le 4 décembre 2008, le CNES a notifié les contrats industriels restants pour la réalisation du tube à césium et de la source laser de l’horloge avec la société Sodern.

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