29 Mars 2011

Le CNES remet les clés de l’Ensemble de Lancement Soyouz en Guyane

Le nouvel Ensemble de Lancement Soyouz (ELS) construit par le CNES (l’agence spatiale française) et ses partenaires russes et européens sur le Centre spatial guyanais est achevé, et le CNES s’apprête à transférer ce nouveau pas de tir à l’ESA (Agence Spatiale Européenne). Une cérémonie officielle de remise des clefs rassemblera en Guyane le 7 mai 2011 les responsables de l’ESA, du CNES, de Roscosmos et d’Arianespace.

Cette étape marque la fin d’un chantier sous la maîtrise d’œuvre système du CNES, qui a mobilisé pendant 4 ans les industriels russes et européens pour construire et qualifier plus de 25 ouvrages différents sur un site de 120 hectares, situé sur la commune de Sinnamary.
Pour marquer cette étape franchie avec succès pour le projet Soyouz au CSG et commémorer le 50ième anniversaire du vol de Youri Gagarine, une cérémonie officielle de remise des clefs sera organisée le 7 mai à Kourou. A cette occasion, la Pierre de Gagarine, apportée en février 2007 par les autorités russes pour l’ouverture du chantier, sera scellée à sa place définitive, en regard de la zone de lancement.
Au total, ce chantier a nécessité 1 000 000 m3 de terrassement, 35000 m3 de béton et 3500 tonnes d’armatures. Les industriels russes ont construit en Russie puis transporté et installé sur ce site les systèmes qui permettent de préparer un lancement de Soyouz, en particulier la « tulipe » de lancement ainsi que le portique mobile.
L’ensemble des systèmes ont été qualifiés lors d’une campagne de qualification technique qui s’est déroulée d’octobre 2010 à mars 2011. Enfin, consécutivement à la remise des clés de l’ELS par l’ESA, Arianespace réalisera en mai les essais de qualification opérationnelle avec l’un des deux lanceurs russes Soyouz déjà présent en Guyane, afin d’entrainer l’ensemble des équipes russes et européennes pour le 1er lancement prévu à la fin de l’été 2011.
Le projet Soyouz au CSG est un programme de l’Agence Spatiale Européenne auquel participent 7 pays Européens, Arianespace et l’Union européenne, et dont la France finance 55%.