6 Janvier 2014

Le CNES en 2014 - Une chance pour l’Europe

« Le CNES est un vecteur d’innovation pour l’emploi et la compétitivité »

Jean-Yves Le Gall, Président du CNES, a présenté le lundi 6 janvier, à la Salle de l’Espace de Paris Les Halles, ses vœux à la presse française et internationale. Cette rencontre a été l’occasion d’effectuer une rétrospective de l’année 2013, au cours de laquelle le CNES a accumulé les succès. Elle a aussi permis de présenter les perspectives de l’année 2014, qui sera déterminante pour notre politique spatiale.

Pour Jean-Yves Le Gall, « Le CNES est aujourd’hui une référence incontestable et il est le moteur de la stratégie spatiale européenne. Fort de ses 2.450 collaborateurs passionnés et enthousiastes, il est un vecteur d’innovation pour l’emploi et la compétitivité. Avec son programme fédérateur Ambition 2020, il a les moyens de maintenir la place de la France dans la conquête spatiale, en Europe et dans le monde ».

L’année 2013 a en effet été marquée par de nombreux succès pour le CNES, dans chacun de ses cinq domaines d’intervention, mis en œuvre par ses quatre centres d’excellence : le Centre Spatial de Toulouse pour la conception des systèmes orbitaux, la Direction des Lanceurs pour le développement des systèmes de lancement, le Centre Spatial Guyanais pour la mise en œuvre des lanceurs européens et le Siège pour l’élaboration de notre politique spatiale, qui se décline autour des relations avec l’industrie spatiale, avec nos partenaires européens, dans le cadre de l’ESA et de la Commission et à l’international ; à cet égard, le CNES est un acteur majeur de notre diplomatie économique et a permis à notre industrie d’enregistrer de nombreux succès.

En 2013, en ce qui concerne Ariane, la feuille de route décidée à Naples fin 2012, a été mise en place avec les adaptations d’Ariane 5 et le développement d’Ariane 6, alors qu’était enregistré le 57ème succès d’affilée d’Ariane 5. Pour les Sciences, le moment fort aura été le lancement de la mission d’astrométrie Gaia dont les données, traitées au Centre Spatial de Toulouse grâce aux techniques du Big Data, vont révolutionner notre connaissance de l’univers. Pour l’Observation, Megha-Tropiques a été rejoint en orbite par Saral-AltiKa, démontrant ainsi la parfaite maîtrise du CNES de ces systèmes complexes. Cela a aussi été illustré pour les Télécommunications avec le succès d’Alphasat et la préparation du déploiement de Galiléo et pour la Défense avec le rôle majeur joué dans nos opérations extérieures par les deux satellites Pléiades.

En 2014, le CNES aura à relever de nombreux autres défis. Il bénéficiera pour ce faire de moyens renforcés, l’Etat lui donnant les moyens de ses ambitions, comme l’a rappelé le Président de la République lors de sa visite au Centre Spatial Guyanais le 14 décembre dernier. A cet égard, le budget du CNES sera en augmentation pour atteindre 2.127 millions d’euros, le niveau le plus élevé depuis plus de dix ans. Au total, avec 30 € par an et par habitant, le budget que la France consacre à l’espace civil est le deuxième au monde après celui des Etats-Unis (46 €), mais devant ceux de l’Allemagne (16 €) et du Royaume-Uni (6 €).

Environ 80% de ce budget vont directement à l’industrie française, au bénéfice de l’emploi et de la compétitivité, sachant que dans le secteur spatial commercial, 1 € investi génère 20 € de retombées économiques. C’est ainsi que 16.000 emplois sont dédiés à l’espace en France métropolitaine, auxquels s’ajoutent 1.700 emplois en Guyane, qui génèrent cinq fois plus d’emplois indirects, soit près de 20% de la population guyanaise. Par cette contribution à la création d’emplois, le CNES apparaît donc comme un acteur important de l’économie française.

Parmi les projets phares de 2014, peuvent être cités, pour la Défense, Athena Fidus dont le lancement interviendra en janvier, pour les Télécommunications, le satellite à propulsion électrique qui est l’un des 34 projets retenus au titre de la Nouvelle France Industrielle, pour l’Observation, Iasi NG, exemplaire d’une coopération réussie entre le CNES, l’ESA et Eumetsat, pour les Sciences, Rosetta qui, dix ans après son lancement, rattrapera en mai la comète Churyumov-Gerasimenko et en novembre, larguera sur sa surface l’atterrisseur Philae et pour Ariane, Ariane 6.

Car 2014 sera aussi consacrée à la préparation de la réunion au niveau ministériel du Conseil de l’ESA, qui aura lieu en décembre au Luxembourg et qui devra statuer sur les relations entre l’ESA et l’Union Européenne, le rôle de l’Europe dans l’exploration scientifique de l’espace et l’avenir des lanceurs européens. Sur ces trois sujets, le travail de fond mené par le CNES pour dégager un consensus en France et en Europe, sera particulièrement utile à un moment où, dans un contexte de compétition internationale exacerbée, tout doit être fait pour garder à notre pays la position enviable qui est la sienne dans le domaine spatial. A cet égard, les travaux conduits en France depuis plusieurs années, pour garantir la pérennité du programme Ariane montrent que plus que jamais, en 2014, le CNES sera une chance pour l’Europe.

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