5 Janvier 2015

Le CNES en 2015 : Un espace pour le climat

« En 2015, le CNES va placer le climat au centre de notre politique spatiale »

Jean-Yves Le Gall, Président du CNES, a présenté les vœux de l’Etablissement à la presse française et internationale, le lundi 5 janvier 2015, à la Salle de l’Espace à Paris Les Halles. Ce traditionnel rendez-vous a été l’occasion de rappeler les temps forts du CNES en 2014, année qui a été marquée par des succès historiques. Ce fut aussi l’occasion de présenter la stratégie et les enjeux du CNES pour 2015, année placée sous le signe du climat, avec la conférence COP 21 qui se tiendra à Paris en décembre.

Jean-Yves Le Gall a tout d’abord dressé le bilan d’une année 2014, très riche en événements majeurs pour la France et l’Europe, avec la mission Rosetta-Philae et la Conférence Ministérielle de Luxembourg, pour le succès desquelles le CNES a joué un rôle déterminant.

Ont ainsi été passés en revue, le démarrage d’Ariane 6, désormais sur les rails, l’atterrissage de Philae pour lequel le CNES est intervenu avec le SONC et les nombreuses autres grandes réussites auxquelles le CNES a contribué de façon significative : 11 lancements effectués par le Centre spatial guyanais, dont six d’Ariane 5 qui totalise désormais 63 succès d’affilée, l’apport fondamental de Pléiades à la Défense, les succès de Curiosity, Planck et Gaia, le projet de satellite à propulsion électrique, qui fait partie des 34 projets de la Nouvelle France Industrielle et les nombreuses coopérations internationales sans oublier, dans le domaine des ballons, l’accord de coopération conclu avec Google pour le projet Loon.

Les grandes missions à venir ont par la suite été évoquées : Insight, Mars 2020, SWOT, CFOSat, SVOM, Merlin,… Mais l’année 2015 sera incontestablement placée sous le signe du climat, avec la conférence COP 21, que la France accueillera à Paris en décembre. Les missions liées à l’observation seront ainsi à l’honneur, avec Jason 3, IASI-NG, SWOT et Merlin. L’intérêt des données spatiales pour la climatologie est d’ailleurs formalisé par le programme international GCOS (Global Climate Observing System) et les futures missions d’Eumetsat ou le programme Earth Explorer, contribueront à mieux apprécier le réchauffement global de la planète.

S’agissant des sciences, Philae devrait se réveiller en mars et connaître une nouvelle actualité forte en août, le sismomètre SEIS de la mission Insight sera livré et la mission JUICE sera mise sur les rails. Pour les télécommunications, il y aura bien sûr la poursuite des missions Galileo et Neosat et le déploiement de la propulsion électrique des satellites, tandis que pour les lanceurs, l’année verra le démarrage effectif d’Ariane 6, le chantier phare du CNES.

Pour relever ces nombreux et importants défis et poursuivre avec le même succès ses grandes missions en cours, le CNES disposera en 2015 d’un budget total stable, à 2.126 millions d’euros, qui témoigne de la très haute priorité donnée au spatial par les autorités françaises et de leur volonté forte de voir la France continuer à faire la course en tête en Europe.

Par cet effort spatial national remarquable, qui correspond à environ 30 € par habitant et par an, le budget annuel que la France consacre à l’espace civil reste le deuxième au monde, après celui des Etats-Unis (45 €), mais devant celui de l’Allemagne (15 €). Environ 80% de ce budget va directement vers notre industrie, au bénéfice de l’emploi et de la compétitivité, sachant que dans le secteur spatial commercial, 1 € investi génère 20 € de retombées économiques. C’est ainsi que 16.000 emplois sont dédiés à l’espace en France métropolitaine, soit 40% du total de ce secteur en Europe (40.000) auxquels s’ajoutent 1.700 emplois en Guyane, qui génèrent cinq fois plus d’emplois indirects, correspondant à près de 20% de l’emploi du département. Cette contribution à la création d’emplois confère ainsi au CNES un rôle important dans l’économie française.

Cette ambitieuse stratégie sera, cette année encore, mise en œuvre grâce à l’expertise et la forte mobilisation des 2.450 collaborateurs du CNES, dans ses quatre centres d’excellence : le Centre Spatial de Toulouse (R&T, Philae, Jason-3, SWOT, ATV), la Direction des Lanceurs (Ariane 6, exploitation d’Ariane 5, Soyouz, Vega), le Centre Spatial Guyanais (lancements, Ensemble de Lancement d’Ariane 6) et le Siège (politique spatiale, relations avec l’industrie, l’ESA, l’Union Européenne et les partenaires internationaux).

Dans le cadre de cet échange avec la presse, Jean-Yves Le Gall a notamment déclaré : « L’année 2014 a été marquée, en Europe mais plus particulièrement en France, par une sensibilisation exceptionnelle à l’apport de l’espace, qui va se poursuivre en 2015. Les succès historiques de Rosetta-Philae et de la Conférence Ministérielle de Luxembourg qui a permis, à l’initiative de la France, l’engagement d’Ariane 6, ont suscité un engouement sans précédent du grand public et renforcé considérablement la prise de conscience collective des apports inestimables de l’espace à notre vie quotidienne. De nouvelles et belles pages restent à écrire. En ce sens, tout au long de l’année 2015, avec la préparation de la conférence COP 21 qui aura lieu à Paris au mois de décembre, le CNES va placer le climat au centre de notre politique spatiale. »



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