18 Mars 2015

La Commission européenne valide la candidature de la France, portée par le CNES, pour intégrer le consortium pour la surveillance de l’espace

La Commission européenne vient d’accepter les candidatures de cinq pays pour intégrer le consortium d’Etats décidé par le Parlement européen et le Conseil, afin de renforcer la surveillance de l’espace et le suivi des objets en orbite. Parmi ces cinq candidatures, celle de la France avait été présentée par le CNES, en étroite collaboration avec le Ministère de la Défense.

La Commission européenne vient d’accepter la candidature de la France au consortium d’Etats chargé de mettre en œuvre la décision prise en 2014 par le Parlement européen et le Conseil pour renforcer la surveillance de l’espace et le suivi des objets en orbite, reposant aujourd’hui en grande partie sur des informations américaines. Le consortium va maintenant préciser et mettre en œuvre son plan d’actions, de façon à offrir la meilleure autonomie possible au niveau européen.

L’espace est un domaine privilégié pour la protection de notre planète. La Conférence COP 21, organisée à Paris à la fin de l’année, permettra de mettre en évidence l’apport du spatial dans l’observation de la Terre et de son climat. Par ailleurs, l’utilisation par les armées des satellites sur les théâtres d’opérations, prouve que les capacités spatiales sont indispensables à la Défense et à la sécurité des citoyens européens. La préservation de ces actifs stratégiques par le suivi des objets en orbite constitue l’un des objectifs importants de la surveillance de l’espace.

Aussi, le CNES, le Commandement Interarmées de l’Espace et la Direction générale de l’armement travaillent-ils ensemble depuis plusieurs années pour renforcer une coopération reposant sur les radars du ministère de la Défense et l’expertise des ingénieurs du CNES. En particulier, la France dispose du seul catalogue d’orbites en Europe grâce au radar Graves, réalisé pour la Défense par l’ONERA.

Avec leurs partenaires allemands, britanniques, espagnols et italiens, les spécialistes français ont ainsi fait l’inventaire de leurs moyens permettant de surveiller l’espace et de suivre les objets en orbite. Ils ont également commencé à préparer un plan d’actions pour améliorer la sécurité des satellites.

A l’annonce de ce succès, Jean-Yves Le Gall, Président du CNES, a déclaré : « Cette acceptation de la candidature de la France est la reconnaissance de l’expertise unanimement reconnue du CNES et du Ministère de la Défense dans le domaine de la surveillance de l’espace. Avec les quatre autres pays membres du consortium et en partenariat avec tous les pays européens qui souhaiteront s’associer à cette démarche, nous avons l’ambition de contribuer, au niveau européen, à la préservation des satellites qui sont indispensables à la surveillance de notre planète et de son climat. »



Objets en orbite autour de la planète. Crédits : ESA.

_____
Contacts

Pascale Bresson Tél. 01 44 76 75 39 pascale.bresson@cnes.fr
Alain Delrieu Tél. 01 44 76 74 04 alain.delrieu@cnes.fr
Julien Watelet Tél. 01 44 76 78 37 julien.watelet@cnes.fr
cnes.fr/presse