21 Septembre 2015

Déclaration des chefs d’agences spatiales au Sommet de Mexico

Le Sommet réunissant le vendredi 18 septembre à Mexico, sous l’égide de l’Académie Internationale d’Astronautique, les chefs d’agences spatiales du monde entier, s’est conclu par une Déclaration approuvée à l’unanimité, un geste fort de la communauté spatiale à la veille de la COP21. Parmi les différents enjeux et problématiques abordés, l’importance de la coopération internationale et l’apport des satellites, deux aspects essentiels pour l’observation du changement climatique et le contrôle des engagements qui sont pris pour en atténuer les effets.

La Déclaration adoptée à Mexico précise le rôle primordial que jouent les satellites dans l’observation et la compréhension du climat et dans l’analyse et la prévision de ses dérèglements. Le Sommet de Mexico acte le fait que les agences spatiales ont pour double mission d’aider à mieux comprendre le climat et de contrôler les engagements internationaux pris pour accompagner son évolution. En préambule du Sommet, ce sont plus de 300 personnes qui ont assisté aux discussions et à la conférence tenues la veille, durant lesquelles ont été présentés plus de 80 communications.

Les satellites sont les uniques outils permettant d’effectuer certaines mesures déterminantes pour l’établissement des modèles climatiques. En effet, sur les 50 variables climatiques essentielles (Essential Climate Variables) définies par le GCOS (Global Climate Observing System), 26 ne sont observables que depuis l’espace. Au plan global, les satellites permettent de mesurer de façon extrêmement précise la hausse du niveau des océans et le réchauffement de l’atmosphère, deux des conséquences les plus lourdes du dérèglement climatique. Au plan local, les satellites autorisent des mesures très fines des émissions de gaz à effet de serre, tels que le gaz carbonique ou le méthane.

Parmi les différents points abordés lors du Sommet, la prévision et la gestion des catastrophes naturelles, un autre domaine dans lequel les satellites se révèlent extrêmement utiles, comme en témoigne la Charte internationale espace et catastrophes majeures, déclenchée plus de 400 fois depuis l’an 2000. Elle rassemble aujourd’hui 15 agences spatiales et permet aux pays touchés par une catastrophe naturelle de bénéficier d’un accès prioritaire aux informations disponibles provenant des satellites du monde entier. Prochaine étape, la détection précoce des tsunamis et des tremblements de terre.

En conclusion du Sommet, Jean-Yves Le Gall, Président du CNES, a déclaré « Les participants à ce Sommet sont particulièrement satisfaits des échanges qui ont eu lieu à Mexico et du fort investissement de toutes les parties présentes. Cette réunion se traduit par une Déclaration qui illustre la volonté d’une coopération internationale encore plus étoffée. Les outils que le spatial met aujourd’hui à notre disposition pour faire face aux changements climatiques et mieux les comprendre sont très nombreux et la prochaine étape est de contrôler l’impact des engagements internationaux qui sont pris. Contribuer à la réussite de la COP21 est bien évidemment notre objectif final et ce Sommet de Mexico a indubitablement permis de mettre toutes les chances de notre côté. »
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Contacts
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