7 Août 2018

Exploration de l’astéroïde Ryugu par Hayabusa2 - Choix du site d’atterrissage du robot MASCOT

L’expertise du CNES est au service du choix du site d’atterrissage du robot MASCOT sur l’astéroïde Ryugu. En ce sens, le CNES réunira le 14 août au Centre Spatial de Toulouse (CST), la communauté des scientifiques et des ingénieurs français, allemands et japonais de la mission Hayabusa2 pour sélectionner plusieurs sites possibles pour l’atterrissage du robot MASCOT (Mobile Asteroid Surface Scout), prévu début octobre.

Le 27 juin, la sonde Hayabusa2 se positionnait à 20 km de l’astéroïde Ryugu pour le photographier et récupérer toutes les données nécessaires à une cartographie optimale des sites d’atterrissage potentiels de MASCOT. Depuis le 27 juillet, les équipes du CNES travaillent à la CAFET, le centre de mission MASCOT, sur ces données et mettent à profit leurs compétences en mécanique spatiale, une expertise du CNES unique au monde, qui a déjà fait ses preuves sur la mission Rosetta pour l’atterrissage de Philae en 2014. « Si nous savons que MASCOT va rebondir comme un dé sur un tapis de jeu, il faut déterminer au mieux à quoi va ressembler le sol sur lequel il va atterrir », commente Laurence Lorda, coordinatrice des équipes de mécanique spatiale au CNES.

En essayant d’intégrer tous les paramètres et contraintes de Ryugu (champ de gravité non-uniforme, sol très rocheux selon les photos récupérées par la caméra d’Hayabusa2 à 6 km, température de surface inconnue, etc…), les équipes de mécanique spatiale du CNES partent d’hypothèses qu’elles affinent au fur et à mesure des observations pour déterminer les sites d’atterrissage les plus appropriés, grâce à des calculs complexes.

La journée du 14 août devrait tenir toutes ses promesses car les scientifiques débattront des sites d’atterrissage proposés et défendront leurs choix en fonction des contraintes de l’instrument dont ils ont la charge sur MASCOT. Elle s’achèvera par un classement des sites possibles et la sélection du site préféré pour l’atterrisseur. Ce choix sera ensuite validé par la JAXA, en fonction du site qui aura été sélectionné pour la première récupération d’échantillons par la sonde Hayabusa2. « Il ne faudrait pas que MASCOT soit pris pour cible par Hayabusa2 », précise Aurélie Moussi, chef de projet MASCOT au CNES. Le 23 août, le CNES, le DLR et la JAXA dévoileront les sites d’atterrissage de la sonde Hayabusa2 pour le prélèvement d’échantillons et ceux du robot MASCOT sur l’astéroïde Ryugu.

Plus d’informations : https://mascot.cnes.fr/ - https://mascot.cnes.fr/fr/la-sonde-hayabusa2-est-arrivee-autour-de-ryugu

A propos de la mission Hayabusa2
Hayabusa2 est une mission de l'agence spatiale japonaise (JAXA) de retour d’échantillons de l’astéroïde Ryugu. Le robot franco-allemand MASCOT à bord de Hayabusa2 a été développé et construit par le Centre spatial allemand (DLR) en étroite collaboration avec le Centre national d'études spatiales (CNES). Les instruments scientifiques à bord de MASCOT ont été développés par le DLR, l'Institut d'Astrophysique Spatiale et l'Université Technique de Braunschweig. L'atterrisseur MASCOT et ses expériences sont exploités et contrôlés par le DLR avec le soutien du CNES et en interaction constante avec la JAXA.

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