22 Mars 2016

Exposition « Des ballons à la frontière de l’Espace », du 4 au 10 avril à la Cité de l’espace de Toulouse

Le CNES, la Cité de l’espace et la 3AF Midi-Pyrénées proposent l’exposition « Des ballons à la frontière de l’Espace », du 4 au 10 avril 2016 à la Cité de l’Espace à Toulouse. Point d’orgue de cette semaine d’information et de démonstrations : le mercredi 6 avril, avec des animations spécifiques destinées aux scolaires, aux jeunes et aux familles, tout au long de la journée. S’en suivra une soirée exceptionnelle, gratuite et tout public en présence des scientifiques, des ingénieurs et techniciens du CNES, des laboratoires et des industriels, autour de ces véhicules méconnus.

Depuis le 18ème siècle et l’invention du ballon à air chaud par les frères Montgolfier, les scientifiques se sont intéressés à ces véhicules écologiques et économiques lancés de multiples endroits sur Terre sans avoir recours à des infrastructures lourdes. Aujourd’hui, la maîtrise des techniques de lancement est telle qu’il est possible d’amener des nacelles instrumentées de plus d’une tonne jusqu’à 40 km d’altitude, à la limite des couches denses de l’atmosphère.

Les ballons libres, sans passager, à vocation scientifique et technologique, répondent aux attentes des chercheurs de nombreuses disciplines, notamment ceux qui étudient l'atmosphère, sa chimie et sa dynamique. Ils offrent la possibilité de placer leurs expériences au cœur du milieu étudié, prélever des échantillons d'air ou mesurer la constitution de la stratosphère.

Les ballons jouent également un rôle déterminant dans la compréhension des mécanismes qui régissent la composition de l’atmosphère et son évolution sous l'influence des activités humaines. Ils permettent l'emport d'instruments sensibles et innovants dans les couches critiques de l’atmosphère terrestre que sont la troposphère et surtout la stratosphère, dont la partie supérieure reste inaccessible aux avions.

Excellent traceur, ce véhicule intéresse aussi les météorologistes et les dynamiciens. Les astronomes apprécient de pouvoir placer leurs instruments de détection au-dessus des couches denses de l'atmosphère et ainsi étudier les rayonnements difficilement mesurables avec des télescopes terrestres. Les géophysiciens, eux, peuvent prendre la distance nécessaire pour étudier le sous-sol terrestre.

Enfin, les ballons permettent aux scientifiques de multiplier les acquisitions de données lors de vols successifs de plus en plus longs (plus de trois mois) et de faire évoluer plus rapidement leurs recherches et la conception de leurs instruments.

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Contacts
Pascale Bresson    Tél. 01 44 76 75 39    pascale.bresson@cnes.fr
Julien Watelet    Tél. 01 44 76 78 37    julien.watelet@cnes.fr