22 Mai 2020

JOURNEE INTERNATIONALE DE LA BIODIVERSITE, LE CNES SE MOBILISE POUR ACCOMPAGNER LA RESILIENCE DES TERRITOIRES

Au-delà des aspects sanitaires qui préoccupent le monde entier, la crise du COVID-19 interroge également notre rapport à la nature. L’empreinte anthropique sur les habitats perturbe le fonctionnement des écosystèmes sauvages et augmente le risque de diffusion de zoonoses. Les scientifiques de l’IPBES (Intergovernmental Platform on Biodiversity and Ecosystem Services) en appellent désormais à une large mobilisation pour la préservation des espaces naturels et des espèces vivantes qui les habitent.

Depuis près de 20 ans, la communauté spatiale se mobilise pour documenter, cartographier et observer la biodiversité. Les satellites surveillent les forêts, mesurent l’humidité des sols, suivent les habitats des centaines d’espèces dont ils analysent les comportements. Les nouvelles technologies hyperspectrales permettent d’aller plus loin encore dans le suivi de la biomasse forestière et agricole et des puits de carbone qu’elle constitue.

La certification ISO 14001 relative aux « systèmes de management environnemental » n’est pas obligatoire. Pourtant, dès 2006, le CNES l’a imposée pour l’ensemble de ses activités. En février 2020, il a encore renforcé sa démarche en intégrant le programme « Entreprises engagées pour la nature – Act4nature » du Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire, ce qui fait du CNES un précurseur en la matière. Il est, en effet, la première entité publique à s’être engagée dans ce processus qui vise à valoriser les plans d’action en faveur de la biodiversité des structures labellisées.

Ce processus de labellisation suppose l’élaboration d’une feuille de route de l’établissement visant d’une part, à diminuer l’empreinte de ses activités sur la biodiversité et d’autre part, à contribuer significativement aux recherches scientifiques sur le sujet. Dans ce cadre, plusieurs axes structurants sont en voie de finalisation, s’appuyant sur une expérience déjà solide.  En Guyane par exemple, le souci de préservation de la biodiversité s’appuie sur un partenariat solide avec l’ONF et la construction du pas de tir d’Ariane 6 a fait l’objet de mesures d’évitement pour limiter son impact sur les zones humides et de mesures de compensation soigneusement élaborées avec les services de l’Etat. Plus globalement, le CNES souhaite s’inscrire dans les objectifs nationaux de « zéro artificialisation nette » à l’horizon 2040. Pour concrétiser ses ambitions, le CNES pourra s’appuyer sur ses salariés qui participent régulièrement aux journées de la biodiversité et de l’environnement organisées à Toulouse et qui ont à cœur de contribuer à la préservation de la biodiversité urbaine comme en témoigne leur initiative de création d’un potager « spatial ».

Pour Jean-Yves Le Gall, Président du CNES, « L’humanité confinée a été le témoin d’un retour en force de la nature en de nombreux endroits, tels ces dauphins recolonisant les canaux de Venise. Le temps de l’alerte est révolu, il a cédé la place à celui de l’action. A travers de nombreuses initiatives mises en place, le CNES se mobilise aujourd’hui pour accompagner la résilience des territoires, participant ainsi à la protection de notre planète, bien commun de l’humanité. La finalisation proche de notre engagement Act4Nature est la traduction de cet engagement. »

Les programmes du CNES en faveur de la protection de la biodiversité dans le CNESMAG#84 : https://cnes.fr/fr/cnesmag

CONTACTS
Pascale Bresson     Attachée de presse     Tél. 01 44 76 75 39    pascale.bresson@cnes.fr
Raphaël Sart    Attaché de presse    Tél. 01 44 76 74 51    raphael.sart@cnes.fr

Publié dans :