15 Juin 2015

Le CNES AU 51ème Salon International de l’Aéronautique et de l’Espace de Paris Le Bourget - « Innover pour gagner »

Après avoir accueilli au Pavillon du CNES, le Président de la République, venu inaugurer le 51ème Salon International de l’Aéronautique et de l’Espace de Paris Le Bourget, Jean-Yves Le Gall, Président du CNES, s’est adressé à la presse nationale et internationale, le lundi 15 juin. Une occasion de revenir sur les 50 ans de succès du CNES, de rappeler que pour l’Etablissement, il y a en 2015, un espace pour le climat et d’insister sur le fil conducteur de sa feuille de route : « Innover pour gagner ».

Dans un premier temps, Jean-Yves Le Gall a brossé un rapide historique du CNES et de ses 50 ans de succès, évoquant notamment le lancement, le 26 novembre 1965, d’Astérix, le premier satellite artificiel français, par Diamant A, le premier lanceur français. Lui succédait, le 6 décembre de cette même année, le lancement de FR-1, premier satellite scientifique français, par un lanceur américain Scout. Ces deux succès, réalisés par le CNES à deux semaines d’intervalle, propulsaient d’emblée la France au troisième rang des puissances spatiales. 

Bien du chemin a été parcouru depuis cette époque. En 2015, fort d’un budget de 2,1 milliards d’euros, qui, dans le contexte actuel témoigne de la très haute priorité accordée à l’espace par les autorités françaises, le CNES compte aujourd’hui près de 2.500 collaborateurs, fortement mobilisés sur leurs missions et à l’expertise unanimement reconnue. Ils sont répartis dans ses quatre centres d’excellence, le Centre Spatial de Toulouse (mission martienne InSight en collaboration avec la NASA, THR NG, propulsion électrique), la Direction des Lanceurs à Paris 12ème (Ariane 6, lanceurs du futur), le Centre Spatial Guyanais (lancements d’Ariane 5, Soyouz et Vega, ensemble de lancement d’Ariane 6) et son Siège à Paris 1er (politique spatiale, relations avec l’industrie, l’Agence spatiale européenne, l’Union Européenne et les partenaires internationaux).

2014 restera une année historique pour la politique spatiale européenne et pour le CNES, dont le rôle a été déterminant. Ce fut tour à tour le succès planétaire de la sonde Rosetta et de son atterrisseur Philae, piloté par le CST, la décision majeure prise à la Conférence de Luxembourg de démarrer le programme Ariane 6, porté par la DLA, et la performance opérationnelle du CSG qui a effectué 11 lancements d’Ariane 5, de Soyouz et de Vega. S’y ajoute l’engagement fort des collaborateurs du Siège, auxquels on doit le fonctionnement et le rayonnement exemplaires du CNES, reconnus au plus haut niveau de l’État.


A la fin de 2015, Paris accueillera la Conférence mondiale sur le climat, la COP21 et pour le CNES, cette année est délibérément placée sous le signe du climat, un enjeu majeur de cette première moitié du XXIème siècle. L’espace joue à cet égard un rôle primordial : sur les 50 variables utilisées pour l’étude du climat (les ECV, « Essential Climate Variables »), 26 sont ainsi recueillies à partir de l’espace grâce aux satellites. D’où les nombreuses missions dans lesquelles le CNES se trouve fortement impliqué : Jason 1, 2 et bientôt 3, Copernicus (satellites Sentinel), IASI, IASI-NG (météo à cinq jours), SWOT (observation de l’eau douce), Merlin (mesure du méthane).
 
Dans le domaine des lanceurs, l’objectif assigné à l’Europe spatiale est très ambitieux : pérenniser le succès des lanceurs Ariane, dans un contexte de concurrence mondiale exacerbée. Car l’arrivée de nouveaux acteurs, venus du monde de l’internet ou des pays émergents, impose de bouleverser modèles et méthodes de travail. Les Ministres chargés de l’espace ont donné à l’Europe, à Luxembourg, les moyens de cette ambition. Il appartient désormais aux équipes en charge des lanceurs, qui associent l’ESA, le CNES et les industriels, de la réaliser.
 
Enfin, le CNES joue un rôle déterminant dans la préparation du « Satellite du Futur », qui nécessite une rapide adaptation des satellites européens pour leur permettre d’utiliser la propulsion électrique, ce qui permettra à la France de maintenir sa présence forte sur ce marché, domaine d’excellence de l’industrie française.

Fort de ses nombreux atouts et désireux de contribuer au développement de l’économie française, le CNES ambitionne de continuer à être un vecteur de l’innovation au service de l’emploi. C’est ainsi que l’espace totalise 16.000 emplois en France métropolitaine, soit 40% de l’ensemble du secteur en Europe, auxquels s’ajoutent 1.700 emplois en Guyane, qui génèrent cinq fois plus d’emplois indirects, correspondant à près de 20% de l’emploi du département.

A l’occasion de cet échange avec la presse, Jean-Yves Le Gall a notamment déclaré : « Plus que jamais, l’espace se trouve au cœur des enjeux sociétaux. Dans un monde qui évolue de plus en plus vite, l’atout majeur du CNES réside indéniablement dans sa capacité à s’adapter. C’est ce que nous avons fait pour faire décider Ariane 6. C’est ce que nous allons continuer à faire, avec une implication de tous les instants, pour nous adapter à la nouvelle donne des satellites, à la problématique environnementale ou encore à l’évolution de la géopolitique de notre secteur. Avec une feuille de route simple, ambitieuse mais réaliste compte tenu de notre expertise unanimement reconnue et qui sera dorénavant la signature du CNES : « Innover pour gagner ».

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