4 Décembre 2017

Le CNES au Colloque « Surveillance et sécurité des objets spatiaux, enjeux et stratégie pour la France et l’Europe »

Lundi 4 décembre, le CNES a participé à la table ronde « Faire face aux transformations de l’activité spatiale et à leurs conséquences » dans le cadre du colloque « Surveillance et sécurité des objets spatiaux : Enjeux et stratégie pour la France et l’Europe » organisé par la Fondation pour la Recherche stratégique. Jean-Yves Le Gall, Président du CNES, représentait l’établissement aux côtés de Pascale Ehrenfreund, Présidente du Directoire du DLR et Roberto Battiston, Président de l’ASI.

La surveillance de l’espace est un sujet sur lequel le CNES est totalement investi, avec ses partenaires du ministère des Armées. Son expérience a commencé en 1974 avec le lancement du satellite Symphonie dont il était l’opérateur. Aujourd’hui, le CNES opère 13 satellites dont les satellites LEO du ministère des Armées. Cette relation avec la Défense est liée à une convergence d’intérêt et à un partage de moyens. L’Europe bénéficie également de ce niveau d’autonomie grâce à la contribution française au consortium européen de surveillance de l’espace « EU-STT ». Enfin, le CNES a également des actions dans le domaine des orbites GEO grâce à ses capacités de détection : il dispose de temps d’utilisation des télescopes Tarot du CNRS implantés au Chili, au Sud de la France et à la Réunion.

Le CNES s’est organisé pour contenir les risques de collision. Activé 24h/24 par des équipes en alerte, son centre d’orbitographie opérationnel dispense le service d’analyse des risques de collision « Caesar » qui assiste les opérateurs pour décider et calculer les manœuvres qui permettront d’atténuer ces risques. Le CNES est également à l’origine de la Loi sur les Opérations Spatiales dont l’un des objectifs a été de réglementer l’utilisation de l’espace et d’en permettre la viabilité à long terme. La France a édicté des lois qui s’imposent concrètement, en particulier dans le domaine des lancements, du maintien à poste et de la fin de vie des satellites.

L’arrivée de nouveaux acteurs et la montée en puissance d’une certaine confrontation stratégique dans le milieu spatial, viennent transformer cette organisation. Il n’y a qu’un seul espace, pour les militaires et pour les civils. Il est donc nécessaire de maintenir, renforcer le lien étroit entre la Défense et le spatial. Les opérateurs de constellations doivent également mettre en place des procédures leur permettant de recevoir et exploiter les informations de rapprochement. Dans ce contexte, le rôle de la coopération apparaît comme fondamental, tant au niveau étatique, qu’avec les nouvelles agences spatiales qui se créent dans de nombreux pays et le développement des entreprises privées. L’espace durable n’est pas une option, l’activité spatiale ne pourra se développer qu’avec une attitude responsable vis-à-vis des débris.

En marge de ce colloque, Jean-Yves Le Gall a déclaré : « Les débuts de l’exploration spatiale ont conduit à des erreurs en matière de production de débris, tous les acteurs le reconnaissent. Nous avons aujourd’hui l’opportunité de tracer ensemble une voie qui permettra de continuer à offrir à nos concitoyens des services spatiaux de qualité, pérennes et respectueux de l’environnement spatial. Nous avons le devoir historique de ne pas la rater. »

CONTACTS CNES
Pascale Bresson    Attachée de presse     Tél. 01 44 76 75 39     pascale.bresson@cnes.fr
Raphaël Sart          Attaché de presse        Tél. 01 44 76 74 51     raphael.sart@cnes.fr