5 Janvier 2021

LE CNES EN 2021 : UNE AMBITION AU SERVICE DES CITOYENS, QUI RAPPELLE QUE : « NOUS AVONS TOUS BESOIN D’ESPACE »

Mardi 5 janvier 2021, Jean-Yves Le Gall, Président du CNES, a présenté ses vœux à la presse. Il a tout d’abord salué l’investissement sans faille des journalistes qui couvrent l’actualité spatiale. Leur travail offre une visibilité sur l’espace et ses enjeux à nos concitoyens. Après avoir rappelé les trois Ministères de tutelle du CNES que sont le Ministère de l’Économie, des Finances et de la Relance, le Ministère des Armées et le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, les temps forts de l’année passée et de l’année à venir ont été présentés.

Pour mener à bien sa délégation de service public appliquée aux activités spatiales, le CNES bénéficie de financements multiples : subventions budgétaires prévues par le Contrat d’Objectifs et de Performance (COP), crédits du Programme d’Investissements d’Avenir (PIA), crédits du Plan de Relance et recettes externes dans le cadre de programmes délégués. Le budget du CNES pour l’année 2021 s’élève à 2.335 millions d’euros, comprenant la contribution française à l’ESA, 1.075 millions d’euros, le programme national, 719 millions d’euros, les ressources propres, 495 millions d’euros et le PIA, 46 millions d’euros.

Pour inventer l’espace de demain, l’autonomie européenne d’accès à l’espace est un enjeu primordial. Les essais combinés d’Ariane 6 sont sur le point d’être réalisés. Une répétition générale est prévue avant le premier décollage en 2022 depuis l’Ensemble de Lancement n°4 (ELA-4), une infrastructure unique. Dès maintenant, le CNES étudie un système de lancement flexible et réutilisable pour réduire les coûts de production. Il est organisé autour du moteur de nouvelle génération Prometheus, dont les premiers essais auront lieu en 2021. L’approche est pragmatique et économique, grâce à un programme de démonstrateurs technologiques de plus en plus ambitieux : la plateforme Frog, le démonstrateur Callisto puis l’étage de test Themis, assurant un cadre de développement solide.
Grâce aux applications, les outils spatiaux trouvent leur place dans notre quotidien, avec un fort potentiel économique. Le CNES répond à ce nouveau défi avec des stratégies adaptées. Une implication directe dans de grands projets comme la constellation de navigation par géolocalisation Galileo de l’Union Européenne dont deux nouveaux satellites seront lancés au troisième trimestre 2021. Le CNES apporte également son soutien à l’innovation, avec la création de la société Kineis qui développe la constellation éponyme dédiée à l’Internet des Objets. Le programme Connect by CNES assure quant à lui une mission d’expertise et de promotion de l’utilisation des données et technologies spatiales auprès des innovateurs de la French Tech et plus largement des filières industrielles.

Le CNES est en pleine capacité de répondre aux besoins stratégiques militaires avec sa double compétence d’agence spatiale et de centre technique. En 2021, le Commandement De l’Espace (CDE), placé sous l’autorité de l’Armée de l’Air et de l’Espace, poursuivra son installation au Centre Spatial de Toulouse. Il regroupera 400 militaires d’ici 2025. Sa mission est de fédérer et de coordonner les moyens spatiaux de Défense, de conduire les opérations spatiales militaires et de contribuer à la définition de la politique spatiale militaire. Les satellites CSO constituent le cœur de l’écosystème du renseignement optique. La mise en place de la constellation se poursuit, avec la mise en service de CSO-2, capable de générer des images super-résolues à basse altitude. Cette année verra aussi le décollage du trio de satellites CERES. Ces unités constitueront la seule capacité d’écoute et localisation électromagnétique orbitale en Europe. Enfin, la sécurité des communications constitue la colonne vertébrale de la Défense. Le CNES, en collaboration avec la Direction Générale de l’Armement (DGA), poursuit le programme Syracuse. La nouvelle génération entrera en action en 2021 avec le lancement de Syracuse IV-A.

L’exploration du système solaire et l’étude de l’Univers sont sans doute les domaines où la coopération internationale est la plus aboutie. La campagne scientifique de Solar Orbiter, mission de l’ESA à laquelle participe le CNES, verra la sonde s’approcher à 40 millions de kilomètres du Soleil et devenir la première sonde à observer en direct ses pôles. Les particules capturées sur l’astéroïde Ryugu dans le cadre de la mission japonaise Hayabusa2 vont animer la recherche scientifique dès 2021. En plus de ces prélèvements, la mission comprenait le largage du robot franco-allemand Mascot. Les mesures réalisées sur les poussières ramenées sur Terre seront comparées à celles effectuées par les instruments embarqués sur Mascot. L’horloge à atomes froids Pharao, l’un des outils les plus attendus dans le monde scientifique, prendra également son envol en 2021.

L’engagement du CNES pour l’étude de la planète et du changement climatique a quasiment démarré au début de son existence. Sur cet enjeu majeur du XXIème siècle, le CNES participe activement à l’émergence d’actions concrètes. C’est le cas avec le Space Climate Observatory (SCO) qui mobilise déjà 27 agences spatiales et organisations gouvernementales. En 2021, les campagnes de lancement de ballons Hemera-3 et Strateole-2 permettront des travaux de recherche en haute atmosphère tandis que les premières données sur la topographie des océans du satellite Sentinel-6A seront livrées.

2021 sera une année d’innovation à la fois européenne et internationale. Dans le cadre de la coopération internationale avec les États-Unis, l’atterrissage du rover martien Perseverance, est prévu le 18 février. L’un de ses principaux éléments est l’instrument français SuperCam. Au printemps 2021, Thomas Pesquet, l’astronaute français de l’ESA, rejoindra la Station Spatiale Internationale (ISS). En France, les équipes du Cadmos (centre de suivi des missions habitées) et de Medes (clinique de médecine spatiale) sont prêtes pour accompagner cette nouvelle mission de six mois. 14 expériences scientifiques françaises seront réalisées à bord. Le premier lancement de Vega-C, la première évolution majeure du dernier-né des lanceurs européens, est prévu en 2021. Ses performances supplémentaires permettront d’évoluer dans un contexte fortement concurrentiel. En termes de lancements, celui du James Webb Space Telescope (JWST) par Ariane 5, sera un incontournable rendez-vous de l’astronomie spatiale en 2021. Enfin, l’avenir du Centre Spatial Guyanais (CSG) est assuré par le programme CSG Nouvelle Génération, décidé fin 2019 à la Conférence de Séville, avec le renouvellement des infrastructures et des réseaux, tout en modernisant les installations et les processus opérationnels.

Enfin, le 19 décembre 2021, le CNES célébrera ses 60 ans. A ce propos, le Président du CNES a rendu un hommage appuyé à toutes les femmes et à tous les hommes qui ont fait en sorte, depuis 60 ans, que le CNES, grâce à son adaptation permanente à son environnement, devienne ce formidable organisme unique au monde, mû par la passion et l’excellence au service de la France dans l’intérêt de l’industrie spatiale, de la défense du pays et de la recherche.

Retrouvez la plaquette CNES : https://cnes.fr/fr/web/CNES-fr/3349-le-cnes-en-bref.php

CONTACTS
Pascale Bresson     Attachée de Presse     Tél. 01 44 76 75 39    pascale.bresson@cnes.fr
Raphaël Sart    Responsable Presse    Tél. 01 44 76 74 51    raphael.sart@cnes.fr