4 Novembre 2016

Le CNES reçu par la Commission Espace du GIFAS

Jean-Yves Le Gall, Président du CNES, a participé, vendredi 4 novembre, aux travaux de la Commission Espace du GIFAS (Groupement des Industries Françaises Aéronautiques et Spatiales), réunion mensuelle destinée à présenter les axes stratégiques des grands acteurs nationaux et européens de l’espace.

Le GIFAS est une fédération professionnelle qui regroupe plus de 350 sociétés, des grands maîtres d’œuvre et systémiers jusqu’aux PME du secteur et qui est spécialisée dans l’étude, le développement, la réalisation, la commercialisation et la maintenance de tous programmes et matériels aéronautiques et spatiaux.

Au cours de cet échange, Jean-Yves Le Gall est tout d’abord revenu sur les événements marquants qui ont ponctué la vie du secteur spatial français et européen cette année. Le Président du CNES a ainsi exposé les budgets dévolus au secteur en France, stabilisés depuis cinq ans autour de 2 milliards d’euros, un signe fort de sa vitalité et de ses ambitions, dans un contexte où la tendance est plutôt à la baisse. Il a rappelé que les enveloppes budgétaires dédiées aux coûts de développement d’Ariane 6 et de son ensemble de lancement ont été confirmées. Jean-Yves Le Gall a aussi insisté sur le fait que tous les partenaires du CNES, ministères, industriels, organismes de recherche et agences spatiales se déclarent particulièrement satisfaits des coopérations établies, avant d’exposer le détail des gains de compétitivité permanents du Centre Spatial Guyanais (CSG).

Le Président du CNES a ensuite évoqué la préparation du Conseil ministériel de l’ESA, qui aura lieu à Lucerne au début du mois de décembre et la volonté de la France de se concentrer sur ses priorités scientifiques, industrielles et sociétales, conformément au contrat d’objectifs et de performance du CNES pour 2016-2020. Parmi ces priorités, on peut notamment citer le financement du CSG pour l’exercice 2017-2021, l’exploitation d’Ariane 5, de Vega et le développement du nouveau moteur Prometheus ou encore la recherche d’une compétitivité toujours plus forte de l’industrie des télécommunications spatiales.

Enfin, Jean-Yves Le Gall, après avoir fait écho au programme MicroCarb de mesure du gaz carbonique par satellite, qui fera l’objet de signatures dans le cadre de la COP22 (du 7 au 18 novembre, à Marrakech), s’est exprimé sur le programme Galileo, à dix jours du lancement de quatre nouveaux satellites par Ariane 5, une première au plan technique. Il a rappelé l’importance stratégique et technique de ce programme et ses considérables apports pour l’Europe, aujourd’hui trop dépendante du système américain GPS. Grâce à la mise en orbite de ces quatre satellites supplémentaires au sein d’une flotte qui en comptera désormais 18, ce sont aussi les premiers services qui seront bientôt disponibles, avec désormais la possibilité de coupler les signaux GPS et Galileo. L’arrivée de Galileo permettra notamment d’affiner le signal des récepteurs de navigation satellite grand public et d’assurer une plus grande robustesse et une sensibilité accrue. L’usage de Galileo devrait ainsi rapidement se développer au sein des smartphones et ses potentielles applications sont considérables, qu’il s’agisse de la voiture autonome, du monde du ferroviaire, du maritime, ou encore dans le domaine de l’aéronautique, avec l’amélioration du système EGNOS.

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