26 Février 2020

LE SPATIAL AU SERVICE DE LA MUTATION DU MONDE AGRICOLE

Mercredi 26 février 2020, au Salon de l’Agriculture, Jean-Yves Le Gall, Président du CNES, a participé aux rencontres CNES-INRAE sur le thème des « technologies spatiales au service de l’agriculture et de l’environnement ».

Le secteur agricole doit faire face à plusieurs défis cruciaux pour l’avenir de notre planète et de nos sociétés : s’adapter au changement climatique et à ses aléas, subvenir aux besoins alimentaires croissants, adopter des modes de production durables respectueux des écosystèmes et de leur biodiversité ou encore réduire la quantité d’intrants, voire en supprimer certains comme les herbicides. En associant données satellitaires, mesures in-situ, modèles météorologiques et agronomiques et systèmes d’information géographique, l’expertise agronomique fait alors émerger des recommandations essentielles, en lien avec tous ces défis.

Le CNES et l’INRAE ont à la fois une longue histoire de collaboration et un présent porteur dans les domaines de la recherche et de l’innovation. La volonté du CNES de promouvoir l’usage du spatial, rencontre les objectifs de l’INRAE au service des enjeux de société majeurs dans les domaines de l’agriculture, de l’alimentation et de l’environnement, qui sont renforcés par le contexte climatique et démographique actuel. Les deux organismes, liés par un accord de coopération, connaissent l’effet de levier que représente l’information spatiale dans toutes ses dimensions (observation, positionnement précis et dans un futur proche, objets connectés) pour la concrétisation d’applications innovantes telles que la cartographie des cultures, la quantification du besoin en eau, l’estimation des rendements des surfaces agricoles et la gestion raisonnée des intrants.

Les apports du spatial se retrouvent dans différents domaines. Concernant l’observation, les données satellitaires permettent notamment l’identification de parcelles, une meilleure connaissance de l’état des cultures (biomasse, contenu en chlorophylle, surface foliaire, …) ou encore la mesure du taux d’humidité en surface du sol. A propos de la géolocalisation et de la datation des données, le système européen Galileo permet par exemple une amélioration significative des performances, nécessaire pour les robots agricoles de plus en plus utilisés pour les cultures maraîchères et la viticulture. Les axes de recherche se nourrissent également de l’émergence de solutions IoT pour collecter les informations des différents capteurs in-situ et les intégrer dans les modèles de prédiction.

Grace à ces décennies d’investissement, l’agriculture bénéficie aujourd’hui d’applications basées sur les informations satellitaires. C’est notamment le cas pour l’agriculture de précision qui, très tôt, a utilisé le positionnement par satellites. Des sociétés sont également en mesure de délivrer des conseils aux agriculteurs, en terme d’intrants, d’irrigation, de date de récolte et de façon générale, pour toute prise de décision concernant l’optimisation des cultures.

CONTACTS
Pascale Bresson     Attachée de presse     Tél. 01 44 76 75 39    pascale.bresson@cnes.fr
Raphaël Sart    Attaché de presse    Tél. 01 44 76 74 51    raphael.sart@cnes.fr