8 Novembre 2017

« Space’ibles » L’observatoire de prospective spatiale du CNES

NewSpace, SmartSpace, FastSpace, GAFA, nouveaux venus, capital-risque, start-ups, le domaine spatial est en pleine ébullition. Après 50 ans de développement institutionnel, l’espace fait face à une arrivée massive d’investisseurs privés dans des secteurs habituellement régaliens. Après les télécommunications, c’est au tour de l’observation de la Terre d’entamer sa révolution économique. Ce nouvel équilibre qui est en train de se façonner, demande une prospective scientifique et technique pluridisciplinaire et c’est pourquoi le CNES, lors d’une journée mobilisant plus de 50 intervenants venus de tous horizons, a créé « Space’ibles », un observatoire de prospective spatiale pour étudier le champ des possibles. Le CNES et ses partenaires se dotent ainsi d’un moyen supplémentaire pour partager leur compréhension des évolutions en cours et à venir et bâtir ainsi des visions communes des futurs possibles du domaine spatial.

Smart Cities, changement climatique, boom des applications, le spatial investit tous les territoires et de plus en plus de secteurs sont demandeurs de solutions spatiales pour des besoins sociétaux. C’est cette interpénétration, cette fertilisation croisée que le CNES se propose d’étudier à long terme pour consolider la position de la France en tant que deuxième puissance spatiale mondiale. En ouvrant la réflexion à l’avancée de technologies qui sont en dehors du périmètre classique de l’espace, comme l’intelligence artificielle, les nanotechnologies, les biotechnologies ou les nouvelles énergies, le CNES anticipe les décisions qui façonneront l’avenir pour les rendre « Space’ibles ».

Partageant le constat que les évolutions les plus marquantes sont susceptibles de venir d’autres secteurs où elles se déploient déjà, le CNES et les acteurs de l’écosystème spatial ont souhaité ouvrir le dialogue à des organismes de transport, de la santé, des assurances, de l’énergie, de l’agriculture, des think-tanks de prospective et de géopolitique, mais aussi des sciences humaines et sociales, des anthropologues et des auteurs de science-fiction. Cette interpénétration du spatial et des autres secteurs avides des technologies spatiales permettra d’accélérer la mise en œuvre d’applications spatiales.

Cette accélération technologique ne touche pas seulement les infrastructures spatiales classiques. Après le développement d’une économie de l’espace pour la Terre, une nouvelle économie de l’espace dans l’espace pourrait bientôt émerger. Demain, sera-t-il envisageable de voir fleurir des dépôts de carburant dans l’espace, des stations de cases à équipements de rechange, des usines de recyclage de modules ou de matériaux, des installations de fabrication additive de modules ou de vaisseaux spatiaux ? L’ensemble pose de nombreuses questions juridiques et éthiques. Comment vivre et produire dans l’espace, tout en s’assurant un développement durable de l’espace et des ressources spatiales ? Faut-il mettre tant d’efforts techniques, scientifiques et financiers, à quitter notre planète ? Face à ces interrogations, il est plus que jamais nécessaire de comprendre les changements à l’œuvre et d’anticiper leurs possibles impacts sur les grands équilibres de l’écosystème spatial. Tel est l’enjeu de « Space’ibles ».

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