6 Novembre 2017

World Policy Conference : le CNES a participé à la dixième édition à Marrakech « Le véhicule autonome et Galileo »

La dixième édition de la World Policy Conference (WPC) se tenait à Marrakech (Maroc) du vendredi 3 au dimanche 5 novembre. Fondée en 2008, cette organisation indépendante a pour objectif de contribuer à améliorer la gouvernance dans tous ses aspects, afin de promouvoir un monde plus ouvert, plus prospère, plus juste et respectueux de la diversité des États et des nations. Sa réunion annuelle rassemble des personnalités de haut niveau, originaires des cinq continents, dirigeants politiques et économiques, représentants de la société civile, chercheurs et journalistes, dans un climat de confiance et un esprit de tolérance, pour réfléchir, débattre et proposer des solutions constructives aux enjeux du monde d’aujourd’hui.

Jean-Yves Le Gall, Président du CNES, est intervenu lors d’une séance plénière sur le thème « L’avenir des moyens de transport : connectivité et gouvernance » où il a notamment souligné les usages du spatial dans le quotidien des concitoyens, et développé le sujet du véhicule autonome, et plus particulièrement la place du système européen de géolocalisation Galileo dans l’avènement de ce type de véhicule. Galileo, en service depuis le 15 décembre 2016 offre en particulier quatre différentiateurs qui sont des atouts importants pour les véhicules autonomes :
•    Un service de haute précision décimétrique disponible à l’échelle planétaire. Galileo augmente même la précision de GPS.
•    Un service d’authentification qui permet aux usagers de s’assurer qu’ils utilisent les bons signaux et non pas des leurres.
•    Des signaux améliorés qui permettent une meilleure résilience du positionnement en environnement urbain.
•    Une forte interopérabilité avec le GPS qui a fait partie des exigences poursuivies par l’Europe dès la phase de conception du système.

Il a ensuite exprimé quelques enjeux majeurs relatifs au véhicule autonome. Tout d’abord les aspects institutionnels et règlementaires car, si la sécurité routière est aujourd’hui en grande partie assumée par les conducteurs, demain, elle le sera par des systèmes autonomes. Les autorités publiques devront promouvoir les expérimentations sur le véhicule autonome tout en maintenant, voire en améliorant le niveau de la sécurité routière. Ensuite les aspects technologiques et industriels avec la prévision d’un déploiement de solutions couvrant les cinq niveaux d’autonomie standardisés sur plus de dix ans et la question de la certification du véhicule autonome au regard d’un niveau d’exigences strictes de précision, d’intégrité et de résilience, équivalent à ceux mis en œuvre dans l’aviation civile afin de permettre un transport fiable en toute sécurité.

Pour conclure, Jean-Yves Le Gall a déclaré : « Le véhicule autonome arrive et pour qu’il arrive encore plus vite, je suis convaincu qu’il y a un fort besoin d’expérimentations. D’une part, pour que les industriels progressent dans l’innovation sur les véhicules proprement dits et d’autre part, pour que les pouvoirs publics disposent d’un volume suffisant de données afin de légiférer sur de bonnes bases. La coopération public-privé sera à cet égard un véritable gage de succès. »

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