14 Octobre 2019

World Policy Conference - L’industrie spatiale au rendez-vous de la 12ème édition

Jean-Yves Le Gall, Président du CNES, est intervenu au cours de la 12ème édition de la World Policy Conference, qui se tient à Marrakech du 12 au 14 octobre, pendant la session plénière « Technologie, société et politique » modérée par Jim Hoagland, éditorialiste au Washington Post.

Fondée en 2008 par Thierry de Montbrial, cette organisation indépendante a pour objectif de contribuer à améliorer la gouvernance dans tous ses aspects, afin de promouvoir un monde plus ouvert, plus prospère, plus juste et plus respectueux de la diversité des États et des nations. Sa réunion annuelle rassemble des personnalités de haut niveau, originaires des cinq continents, dirigeants politiques et économiques, représentants de la société civile, chercheurs et journalistes, dans un climat de confiance et un esprit de tolérance, pour réfléchir, débattre et proposer des solutions aux enjeux du monde d’aujourd’hui.

Lors de son intervention, Jean-Yves Le Gall a évoqué l’industrie spatiale comme étant sans doute l’une des industries les plus jeunes même si elle portait en elle toutes les contradictions et tous les défis de l’humanité : une révolution technologique, une révolution industrielle (la quatrième) et une révolution des médias. Il a ensuite décrit et illustré ces trois défis :

- Le premier défi, celui de l’accélération technologique, est au cœur de l’industrie spatiale car malgré les révolutions technologiques et cette rapidité apparente, le temps de l’ingénieur reste le maître des horloges.

- Le deuxième défi, celui de la quatrième révolution industrielle à laquelle le spatial est confronté, a naturellement conduit au NewSpace avec l’irruption dans le spatial d’acteurs privés venus de l’Internet, à laquelle la globalisation et la multiplication d’acteurs gouvernementaux ont répondu avec, à ce jour, plus de 60 agences spatiales.

- Le troisième défi, celui d’une nouvelle ère des médias qui, elle aussi, est confrontée au temps de l’ingénieur et des contraintes technologiques : le rêve, si nécessaire à la conquête spatiale, ne doit pas être un alibi au mensonge ; le temps de la conquête spatiale est un temps long.

Le Président du CNES a également ajouté que bien au-delà de ces trois défis, le spatial pouvait apporter une réponse technologique, mais aussi citoyenne, à la lutte contre le changement climatique où la France est en pointe avec la création du Space Climate Observatory. Il permettra aux États, aux décideurs des régions mais aussi aux organisations supra nationales de suivre en temps réel les impacts du changement climatique et de développer des politiques de résilience.

Pour conclure, Jean-Yves Le Gall a déclaré : « Le 24 décembre 1968, les trois astronautes d’Apollo 8 prenaient une magnifique photo d’un clair de Terre, vu de la Lune. Elle fut l’occasion de la première prise de conscience écologique, de la fragilité de notre petite planète bleue et de notre solitude dans l’immensité de l’espace. Avec le Space Climate Observatory, nous posons les bases de notre cinquième révolution industrielle. Les réponses apportées par le spatial ne sont pas des leçons mais plutôt des réflexions et surtout une ambition, la lutte contre le changement climatique, pour la survie de l’humanité. »

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CONTACTS
Pascale Bresson    Attachée de presse     Tél. 01 44 76 75 39     pascale.bresson@cnes.fr
Raphaël Sart    Attaché de presse     Tél. 01 44 76 74 51     raphael.sart@cnes.fr